Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 23:50

Aujourd’hui, j’ai été pris d’une crise d’écriture. Ca arrive certains jours. Là, c’est parti d’un rêve que j’ai fait. Je l’ai traduit au matin. Le texte s’appelle « romance » :

 

ROMANCE

 

Une enveloppe est sur la table, parfaitement intacte. Il faudrait la regarder de très près et longtemps pour y déceler une pliure imparfaite, une teinte irrégulière, le début d’une erreur. L’enveloppe rouge est encore ouverte et disposée de biais. A côté, à quelques centimètres à droite, il y a une feuille. Dessus, on aperçoit des écritures. On ne parvient pas, de l’entrée de la pièce, à distinguer le contenu du message. Il s’agit d’une petite écriture fine qui s’apparenterait bien à celle d’une femme. A partir de là, de cette perception visuelle et lointaine d’une écriture de femme, on pourrait imaginer une histoire d’amour qui serait à son début. Une histoire comme il en existe des milliers dans cette ville moyenne. Il s’agit ici d’une petite ville de province, pâle et grise, dans un pays inconnu. Une ville sans histoires comme il en existe des milliers d’autre dans des milliers d’autres pays semblables.

 

Il y a une lampe sur la table dont la lumière est atténuée par un petit abat-jour de toile rose. La pièce curieusement mêle des éléments anciens aux éléments nouveaux. Par exemple, la table elle-même sur laquelle la lettre semble attendre, est d’un style extrêmement moderne. Un style qui ne trouverait pas de sens ailleurs que dans cette pièce, dans cette après-midi d’été qui manifestement n’a pas envie de finir. Dehors, derrière la grande fenêtre horizontale qui est derrière la table, ce qu’on aperçoit de la rue et de la façade d’en face suggère quelque chose d’immobile, une rue excentrée, solitaire, loin du centre ville, des fontaines et des terrasses ombragées où les touristes qui passent nombreux en cette saison doivent être nombreux à chercher quelque chose comme une oasis. Les fontaines, à cette heure, si la ville en possède, doivent être pleines de gamins excités par les rafraichissements qu’elles procurent.

 

La chaleur de la pièce est faiblement atténuée par le ronronnement régulier du ventaliteur, près d’une porte fermée, située à quelques mètres à gauche de la table. Le bruit est moyennement lent et régulier, à peine supportable à cette puissance. Il y a un verre sur la table, à côté de l’enveloppe qui semble avoir été laissé là par inattention. On constate que ce verre qui ne contient plus qu’un mince filet d’un liquide jaunâtre en son fond a été déplacé à plusieurs reprises  puisque de minces traces humides, qui forment plusieurs ronds contigus s’enchevêtrant et se coupant comme des arabesques,  sont restés comme incrustés dans la table. Il ne semble pas que cela fasse longtemps que la pièce ait été quittée.

 

Sur la place, les enfants jouent dans la fontaine. Certains, loin du regard des parents, s’embrassent innocemment. Des couples incertains se font et se défont au gré des jeux d’eau et embrassent pour certains les mouvements de la fontaine.

 

On ne comprend pas pourquoi la lettre n’a pas encore rejoint l’enveloppe à côté d’elle. Peut-être l’amant a-t-il quitté la pièce l’espace d’un moment. Peut-être est-il parti dans l’urgence pour un raison secrète, ce qui pourrait seul expliquer la présence d’un stylo plume encore ouvert sur la lettre. Ou peut-être simplement a-t-il renoncé apprenant que celle à qui cette lettre était destinée était amoureuse d’un autre, peut-être déjà surprise en compagnie de cet autre. Dans cette hypothèse, l’agencement de la pièce pourrait devenir le soupçon de cette jalousie. Peut-être encore a-t-il renoncé à porter cette lettre réalisant qu’il n’était pas au fond amoureux de cette fille. Ou alors, il s’agirait de tout autre chose, d’une lettre très formelle suite au décès d’une mère, à la naissance d’un neveu, à la réception d un ordre exécutoire au nom du Procureur.

 

Sur la table traine aussi, légèrement ébarnlée, dont on ne parvient pas, de la porte de l’entrée à déchiffrer les titres qui figurent sur les tranches. On distingue à peine les premiers mots du titre du premier livre de la pile, « Chroniques… » (le « q », le « u » et le « e » sont encore plus difficilement lisibles à cette distance comparés aux autres lettres. Le « s » invisible est complété par un réflexe automatique de l’imagination, d’autant plus qu’il s’agit de la déclinaison au pluriel, que ce «  s » n’a aucune valeur sémantique.) Il doit s’agir d’un roman, d’une histoire populaire pleine de jalousies non dites et de soupçons, d’un de ces romans faciles qui font aujourd’hui le succès des éditeurs et gonflent les recettes des grands hypermarchés de ces villes de province. Alors, peut-être est-ce la lecture de ce livre qui a poussé l’auteur de la lettre à sortir. Peut-être a-t-il vu dans cette intrigue imaginaire les prémices d’une histoire réelle qui devrait tourner nécessairement mal.

 

Le ventilateur continue d’émettre son ronron régulier, la lettre est toujours sur la table n’attendant que la main qui la glissera dans l’enveloppe qui, elle aussi, attend, la lampe continue d’émettre cette lumière, atténuée par le petit abat-jour rose, avec le soleil tapageur dont se protège les touristes, sur la place, sous les toiles des terrasses. Les gamins sont plus téméraires maintenant et se plongent mi- nus dans l’ eau de la fontaine, sous le regard endormi des parents. La pièce semble enfermée dans cette éternelle fixité, cette indifférence à toute tentative d’interprétation, ce refus intrinsèque de toute préface de mouvement.

 

==================================================================================================================

 

 

La fenêtre est entre-ouverte. Un léger vent pénètre dans la pièce. Le ventilateur est à présent arrêté. On ne reconnait plus l’agencement de la table. La lettre et l’enveloppe rouge ont disparu. Un carnet de timbres incomplet est à la pace du verre. Les traces d’eau ont été nettoyées. La pile de livres aussi a été bouleversée, les livres s’étalant anarchiquement sur toute la longueur de la table. On distingue désormais le titre du livre dont on ne percevait tout à l’heure qu’une partie : « Chroniques de Sans Francisco ». Ca pourrait faire l’effet d’une révolution à l’image du bouleversement actuel de la pièce, tant ce titre, en effet, par l’exotisme qu’il contient et l’univers qu’il suggère contraste avec le conservatisme apparent de la pièce, avec la langueur estivale de cette ville de province, avec même la bêtise des touristes qui occupent aux terrasses des cafés l’espace de la parole.

 

Aux terrasses des cafés, les mêmes touristes font les mêmes commentaires. La volubilité des paroles est à peine atténuée par la torpeur du soir. Les gamins continuent de jouer autour de la fontaine, leurs gestes comme amplifiés par les caresses de l’air. A l’écart de la place, l’un deux, plus avancé en âge, porte une enveloppe rouge à la main, qu’il vient apparemment d’ouvrir. Il n’a pas encore pris connaissance du message qu’elle contient. Il ne semble pas affecté par cet objet de papier. Son visage en effet ne traduit aucune impatience, aucune fébrilité, aucune propension à l’expression lyrique. Il est impossible de savoir s’il est le destinateur du message qu’il transporte ou s’il en est lui-même le destinataire. Il serait aussi possible qu’il ne soit qu’un intermédiaire entre les deux correspondants que ce message intéresse. Peut-être même est-il lui-même étranger à toute cette histoire ayant par hasard  récupéré cette lettre pas encore postée qu’il a trouvée perdue dans une rue de la ville. Peut-être, se dit-il, qu’il n’y a rien à comprendre, rien à tirer de tout ça.

 

Il fait nuit maintenant. La lumière de la pièce est éteinte. Les volets de la fenêtre sont presque entièrement baissés (il s’agit de volets électriques) ne laissant filtrer de l’extérieur qu’un mince filet de lumière lunaire. Il pourrait y avoir, derrière la porte, au fond, un homme qui dort et qui rêve de la ville, de la Place, de sa lettre dont il est impatient qu’elle arrive au bon destinataire. Peut-être n’est-ce pas un homme, mais le gamin étrange qui avait tout à l’heure une lettre rouge à la main à l’écart sur la Place.

 

En face de la fontaine, le café a depuis longtemps fermé sa devanture. Il n’y a même plus quelques touristes attardés là qui traînent. La fontaine est seule à jouir de ses bruits d’eau. C’est comme la fin du soir, la fin de la ville, la fin de cette province. Les lignes s’aplanissent. Les fils semblent pouvoir lentement se dénouer. Un nouveau romantisme semble pouvoir émerger dans le mince filet temporel de la nuit. Un nouvel amour.

 

=========================================================================================================

 

Matin. Lumière tamisée. Enveloppe rouge. Lettre sur la table. Chaleur étouffante à peine atténuée par le vrombissement lancinant du ventilateur. Stylo abandonné. Les premiers touristes sur la place, les gamins joueurs déjà.

Par lejournaldelian.over-blog.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 12:54

Hier soir, j’ai rencontré R. On a marché longuement dans la ville, dans l'air frais du soir sur lequel vienne s'éteindre les journées fatiguées. Paris est une petite ville. New-York est une ville droite et fière, debout presque. Paris est une ville courbe, presque honteuse d’être là couché dans son bassin. R dit qu’on s’ennuye, qu’ici ça ne peut être que tojours la même chose, qu’il va partir, loin, très loin, peut-être même en Afrique, qu’il va falloir partir. Au début je lui disais, non, partir est une illusion, la vie, c’est toujours la même chose, c’est partout la même chose, il n’y a rien à attendre d’un départ. Je lui disais aussi que l’Occident était revenu des voyages, que le colonialisme, même imaginaire, était mort depuis longtemps. Je parlais de la poésie qui n’était pas ailleurs que dans les mots, qu’il fallait détourner les mots, les sortir du piège du commun, casser la boîte, et faire comme ça une explosion gratuite, un attentat de langue. Que c’était ça le seul voyage qui vaille. Que le destin des choses étaient de décevoir. Qu’il ne fallait plus attendre le pardon. Qu’il ne fallait pas avoir honte d’ici en cherchant un ailleurs. Pas plus qu’il ne fallait, exalté, partir à la recherche des origines. Il me racontait aussi sa rencontre avec les paradis artificiels, ses « visions » comme ils disaient. Ca me semblait déjà plus tangible, plus intéressant comme voyage. Mais ça restait facile, humain. Moi, il me fallait autre chose. Il me fallait des mots tordus dans tous les sens, sortis du contexte, des mots qui dansent. C’était la seule façon dont je pouvais les comprendre, la seule chose qui pouvait encore me retenir ici bas. C'est suite à ces longues discussions avec R, que je me suis mis, il y a trois mois à écrire des poèmes, beaucoup. Il y était question de sentiments étranges. Et puis, j’ai vu que même ça c’était trop fatiguant, qu’il restait toujours, même dans la poésie, quelque chose du commun, qu’il était impossible de tordre le coup aux mots, de les extraire complètement du tout-dit. La littérature était un art pauvre et mineur fondé sur l'écoulement du temps. Il lui  manquait l'immédiateté instinctive de la peinture, l'instinct de la cration artistique.

 

Alors, j’ai compris R. Il avait raison. Il fallait partir loin. En Afrique ou en Orient quelque part. Il fallait arrêter de chercher à ne plus vouloir mourir. Il fallait trouver une Terre, autre chose qu’un désert à couvrir. Les peuples africains et orientaux n’écrivaient pas de livres. Il n’avait pas à s’excuser éternellement, il n’avait rien à confesser. Ils avaient gardé quelque chose de l’innocence de l’homme. Le Japon ne serait jamais devenu l’horrible puissance commercial qu’il est aujourd’hui sans Hiroshima. Hiroshima, pour les Occidentaux, ça avait été forcer l’Orient à entrer dans le péché. Ca avait été marquer l’Orient du sceau de la chute du paradis originel. L’Occident ne supportait pas l’innocence gratuite des peuples restés païens.

 

Avec R ensuite, on a vogué dans la ville. Place de l'hôtel de ville, passait un essain de jeunes filles américaines, belles pures, créatrices de fatasme. Ca me rappelait les filles autrefois à New-York. On aura beau dire, les Américaines sont les plus belles. R a commencé à dévier sur la politique pendant que je restais absorbé par les jambes des jenes filles qui s'éloignaient déjà. Il ne comprenait pas le sens du portrait de De Gaulle étalé en grand sur la façade de la mairie . Moi, il y a longtemps que je ne cherchais pas de sens, mais je comprenais les choses et là, ça me semblait évident.  Il ne voyait pas du tout le lien qu'il pouvait y avoir entre De Gaulle et les jeunes filles. Il parlait du pouvoir, de la situation politique aux Etats-Unis, de l'évolution du Parti Républicain. Moi, je n'avais jamais rien compris au pouvoir. Au plus, je prenais la politique pour un  jeu. Je n'en retenais que certains mots, que certaines situations, que certaines images. Ca ne pouvait m'intéresser que comme un spectacle, comme une sorte d'art du cirque. R ne voyait pas ce qui pouvait réunir, au delà des périodes, Delanoë et De Gaulle, pour lui, c'était antithétique. Il ne voyait pas cette contiguïté, en quoi il n'y avait pas là du tout contradiction mais continuation d'une modernité. Je n'ame pas non plus la modernité. Mais contrairement à lui, je ne la déteste pas. On ne déteste pas sa mère.

 

 

Par lejournaldelian.over-blog.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 11:39

Je m’appelle Elian. J’ai 20 ans. Je n’ai pas l’impression d’avoir une histoire. Je ne crois pas non plus que l’Histoire ait un sens. J’ai perdu mon père quand j’avais 10 ans. C’est pour ça, je crois, qu’on dit que je possède un sens aigu de la liberté. On veut me faire croire que l’angoisse serait le prix à payer. Je ne vais pas raconter ici de grandes histoires, de beaux récits, je ne suis pas doué pour l’imagination. Je ne suis pas séducteur. Je définirais plutôt ce journal comme l’écriture d’une conscience. Je vais peindre ma liberté, si j’y arrive. Passez votre route lecteur, si vous voulez rêver. Ce n’est pas ici l’auberge du rêve au sens du moins auquel vous l’entendez. Ou alors il s’agirait d’un autre rêve, phénoménologique.

 

J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait quelque chose entre moi et moi, pas un corps, pas une personne, non, je ne suis pas schizophrène non plus, j’ai toujours posé problème aux différents psys que j’ai pu rencontrer, pas même une ombre ou un fantôme, mais quelque chose comme un autre, quelqu’un que je ne connaissais pas…

 

J’ai parfois l’impression qu’il me regarde quand je parle, qu’il flotte au-dessus moi. Je me garderais bien d’appeler cet autre mon âme.

 

Je n’aime pas les mots. J’ai toujours trouvé qu’ils étaient en trop. J’ai toujours l’impression que quelque se perd dans cette formulation laborieuse qu’on appelle le langage. Il m’est douloureux d’écrire, de cracher ces grisailles. Mais je déteste encore plus la parole. Je n’ai pas l’impression que les autres m’entendent quand je parle. Je me sens comme le specteur d’un autre impudique qui parle à ma place. Cet autre n’a pas de nom. J’ai essayé autrefois : Paul , Anatole, Sidney, j’ai eu mes compagnons. J’ai rompu successivement.

 

Je voudrais être sourd. Je finirais sans doute sourd. Tout le monde devient sourd, un jour ou l’autre, tout le monde. Oui, tout le monde meurt. La mort n’est pas cette douce tombée de rideau que les gens imaginent. Ce n’est pas une cécité. La mort, c’est la fermeture irrémédiable de tous les sens, c’est une sortie définitive du monde. Les gens ne croient pas à la mort. Ils se complaisent pour la plupart dans l’illusion douceâtre de leur immortalité. Les chrétiens sont les plus grands ennemis de la mort. Ils vont au paradis. Les hommes : des esclaves à l’image de Dieu.

 

D’aucuns pensent que je suis triste, que je suis encore en quête d’une certaine bouée de sauvetage. Je laisse parler les moutons. Ils vous inventent une vie, ils vous créent votre image, ils vous mettent en peinture, ils croient qu’il y a encore quelque chose d’universel à dire. Ils n’ont pas compris que je n’avais depuis longtemps plus rien à leur dire. Je ne cherche pas à les sauver, moi ! Je ne veux pas leur faire un paradis à leur image. Je ne suis pas berger. Je ne suis qu’un enfant joyeux. Péché.

 

Le christianisme a fait beaucoup de mal. Il a laissé l’homme face à lui-même. Gagner son salut, la belle affaire. Les païens ne se prenaient pas pour des Dieux, eux. Ils étaient des dieux. Ils n’avaient pas à exister. Ils n’étaient pas rongés par la mauvaise conscience. Tout en Occident s’est fait par culpabilité. L’homme ici est essentiellement coupable, jeté pêcheur dans l’océan du monde. L’homme occidental oscille entre ivresse du péché et appel désespéré au sauvetage. L’Occident : crise éternelle de l’universalisme. Quête impossible de l’universel. Tous ceux qui, dans le sillage du Christ, se sont proposés de sauver les hommes partant du principe qu’il y avait quelque chose de mal à l’origine, ont échoué. Les sauveteurs sont devenus les bourreaux. Occident : Moïse, Ricardo, Marx. Je commence à dériver dans le concept là, à essayer de penser. C’est toujours décevant de penser. La pensée, ça finit soit comme un carcan pénible, soit comme un jeu gratuit. Je préfère ma légèreté. Je ne devrais pas dire « je ». Mais il n’y a rien d’autre. Alors…

 

je ne parlerai pas ici de la France. Idée nationale. Verticalité. Louis XIV. J’ai toujours trouvé ça faible comme point d’exaltation, le passé. La France : une chambre d’hôpital.

 

Je suis Américain. C’est encore le meilleur. C’est encore le meilleur endroit au monde pour exister, New-York. Je n’ai pas de souvenirs d’enfance. Je me rappelle juste la ville, la neige en hiver sur les temples de verre, un grand sapin de Noël, ma mère qui me prenait par la main sur la cinquième avenue. Maintenant j’habite en France.

 

J’ai fait des études. J’ai été un bon élève. On ne se remet pas d’avoir été un bon élève. Koltes : un auteur que les gens n’ont pas compris. Ils ont jeté Koltes en pâture au troupeau. Il y aurait à nouveau du bétail pour Zucco.

 

Alejandro. Je l’ai écouté tout à l’heure. Lady Gaga aussi doit avoir envie furieusement d’exister. Elle doit avoir envie alors de faire l’amour avec moi, c’est sûr. Il y a toujours la musique : ce serait un contre-sens de réduire Bad romance à de l’électricité, à de l’énergie physique, à un fluide peu gracieux et massif. Contre Kant, on se prend à rêver qu’un jour Lady Gaga puisse être plus belle que Bach. On n’en finit pas de rêver de révolutions.

 

Je commence à fatiguer, à n’être plus capable déjà de tenter maladroitement de faire entrer ma conscience dans la pâte lexicale. Je vous laisse. Je vous raconterai la suite. J’ai fait aujourd’hui ce petit gribouillis sur ce blog solitaire parce que j’avais envie à mon tour de dire au monde que « j »’existais.

Par lejournaldelian.over-blog.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus